Franchement, je trouve ce phénomène de normalisation de l’adultère assez troublant. C’est comme si on se mettait à accepter des comportements qui, à mon sens, sapent les fondements mêmes de nos relations. Quand j’étais plus jeune, on parlait beaucoup d’engagement, de confiance, et je pensais que c’était la base de toute relation amoureuse. Aujourd’hui, on dirait que certaines personnes prennent ça à la légère, voire le glorifient.
Mon ami m’a récemment parlé d’un couple qui a décidé d’ouvrir leur relation. J’étais sciée. Les deux se disent plus heureux ainsi, mais je me demande vraiment ce que ça signifie à long terme. Peut-on vraiment parler d’amour si chacun batifole à droite à gauche ? Moi, j’ai du mal à le saisir. J’ai aussi largement discuté de ça avec des collègues et certaines trouvent que l’infidélité peut amener une nouvelle dynamique, comme si c’était un petit piment dans l’amour. Mais ça m’agace, parce que pour moi, déjà la confiance est difficile à établir, alors si on commence à jongler avec les partenaires, c’est le sable mouvant émotionnel.
Et puis, se pose la question des messages qu’on envoie aux plus jeunes. Je me demande vraiment ce que ça signifie pour eux de grandir dans un monde où l’engagement devient flou. Est-ce que c’est ça, la vie d’adulte ? Multiplier les conquêtes comme si c’était un jeu, sans se soucier des conséquences ? C’est vrai, certaines personnes pourraient arguer que ces pratiques font partie de l’évolution des mœurs, mais ça ne peut pas être juste un feu de paille ?
Je doutent aussi que le manque d’engagement soit la cause principale de ces comportements. Pour moi, c’est une question de valeurs. Quand tu as des principes solides, je pense que tu es moins enclin à vouloir chercher ailleurs, même si cela peut arriver. Je ne sais pas, peut-être que je suis un peu old school, mais la fidélité, ça compte, et ça doit rester un pilier. À la fin, je me demande si cette banalisation ne mène pas vers une sorte de désillusion collective. Qui sait ce qu’on nous réservera pour l’avenir ? Trop fort ! Après je dis ça, je dis rien hein