C’est n’importe quoi C’est vrai que le pardon, c’est un véritable casse-tête. Je me souviens d’une fois où j’ai eu une grosse trahison de la part d’un ami. À l’époque, j’étais rempli de rage, je pensais que c’était impossible de dépasser ça. J’avais l’impression que notre amitié était fichue, comme s’il avait brisé quelque chose de précieux. Ce que tu dis sur le poids de la rancune, je peux totalement le comprendre. Chaque matin, c’était comme une lourdeur qui m’accompagnait. Je me réveillais, et cette pensée me suivait partout, au boulot, même dans mes moments de détente. Mais il y a un moment où j’ai réalisé que cette colère me bouffait littéralement. C’est quand j’ai commencé à me poser des questions sur ce que le pardon signifiait vraiment pour moi. Ce n’était pas tant donner une deuxiéme chance à l’autre, mais plutôt me libérer de ce fardeau que je trainais. Ça fait bizarre à dire, mais en lui parlant, c’était comme si je déballais tout ce que j’avais sur le cœur, sans vouloir le blâmer. Pendant la discussion, j’ai compris que la communication pouvait être salvatrice. C’était un peu comme faire un grand ménage dans mes émotions. Et effectivement, même si j’en ai parlé, ça ne veut pas dire que c’est tout rose apres. La colère, elle refait parfois surface, surtout quand des souvenirs reviennent. Mais j’essaie de garder en tête ce que cette expérience m’a appris. Parfois, je me dis que tout ceci fait partie du chemin de la vie. C’est compliqué de gérer ces émotions, surtout quand on tient à la personne. Quand il s’agit de relations proches, le processus est d’autant plus délicat. Mais je pense qu’on a tous notre propre rythme pour avancer, et il faut se laisser le temps. La clé, c’est vraiment de ne pas se laisser ronger par les ressentiments, même si c’est pas simple. Au final, le pardon, c’est un peu comme une renaissance, même si ça demande du temps et des efforts. C’est un long chemin, mais si ça nous permet d’avancer, ça en vaut la peine, non ?